
Il est vrai que nous cachons notre pubis et nos aisselles et si nous les montrons, nous les rasons ; ces endroits naturellement moins exposés à l’air jouent pourtant un rôle non négligeable avec leurs glandes apocrines, certes responsables de la sueur grasse, mais qui jouent un rôle anti-déshydratation éminent et sont indispensables au maintien de la température du corps. Bref , depuis que nous avons quitté l’univers arboricole où nous étions grand singes poilus pour la savane et la station debout, nous nous sommes bien dégarnis mais il n’empêche que les poils restent aux yeux des biologistes un réservoir de secours inégalé pour l’épiderme et notre respiration. Les lectures de nos âges sociaux, à savoir la nubilité, se font aussi à partir de notre pilosité basse. C’est avec l’apparition des poils que l’on sait si nous sommes aptes à contracter mariage (théoriquement) fécondable : cela intervenait sous nos latitudes vers 15 ans chez les filles et 16 ans chez les garçons, chiffres établis dans les années 1890. Sachez qu’aujourd’hu, la tendance générale va vers un abaissement général de l’âge de puberté : la pilosité apparaît en Angleterre vers 12 ou 14 ans chez les filles et 13 ou 14 ans pour les garçons. Avec cela nous savons que les français ont un poil grandi : plus 2,5 cm pour les femmes, 5,5 cm pour les hommes, et forci : respectivement de +2,4 kg et +5,4 kg . Nos sœurs, toujours en France, feraient en moyenne 97 cm de tour de poitrine avec une assurance statistique( ?) que les poitrines seraient plus opulentes dans le nord et plus menues à l’ouest. Quant à nous, les « métrosexuels » à la barbe éternellement naissante, les nouvelles ne sont pas bonnes : nos vêtements moulants sont aussi chauffants et frottants et cela nous emmèneraient vers une perte rapide, non pas tant de la virilité que de la fécondité et de nos poils.
(voir l’ouvrage poilant deMartin Monestier, « Les poils, histoires et bizarreries, Paris, ed. Le cherche midi, 2002)
(voir l’ouvrage poilant deMartin Monestier, « Les poils, histoires et bizarreries, Paris, ed. Le cherche midi, 2002)
Photo : Barbara Urstein à 27 ans, vers 1654.